Partager l'article ! BILLY BILLY: Après deux albums, Billy Billy, le rappeur venu des ghettos de Wassakara, a convaincu. Presque trois ans a près, le jeune chanteur veut ...
Il y a deux ans, quand on voyait Billy Billy, flanqué de son coq, on n’imaginait pas à quel point, il prenait sa carrière de chanteur très au sérieux.
D’ailleurs, il avait promis que son coq et lui seraient reçus un jour au Palais présidentiel. Un petit coup de bluff pour accompagner le nouvel album qu’il venait alors de mettre sur le marché.
Mais depuis, le chasse-mouche de Billy Billy ainsi que ses attributs de chef traditionnel semblent avoir été rangés au placard. Aujourd’hui, le rappeur se paie même pas le luxe de prester en
costume. Avec cette phrase à la bouche : «Bété a réussi». Qui est aussi le titre d’une de ses chansons, extraite de son dernier album (Réunion de famille). Certes, la vie n’a pas toujours été
tendre avec Billy Billy. Lui qui a dû abandonner ses études après la Terminale, pour devenir gérant de cabine téléphonique, quelque part à Wassakara, un quartier de Yopougon. Evidemment, de la
cabine à la scène, le challenge était grand. Mais pas impossible pour ce jeune homme. Et ce n’est que justice s’il se donne le droit de prendre une belle revanche sur la vie,
aujourd’hui.
Car, après le succès de son premier album, il a pu s’offrir une voiture. Des prix (hauts de gamme, oscars, etc). Avec des exercices de relaxation en salle de sauna et de gym. Mais, pour le chanteur, ce n’est que le début d’une nouvelle vie. «Si on naît pauvre, on ne doit pas mourir pauvre. On peut partir de rien et devenir quelqu’un dans la vie. Et quand tu as les moyens, il faut penser à changer de condition de vie», affirme-t-il. En effet, Billy Billy a quitté Wassakara depuis plusieurs mois. Il s’est pris un appartement à Yopougon, quartier Maroc.
«Dans la vie, il y a des objectifs», poursuit-il, en faisant allusion, avec fierté, à son mini parcours. Mais entre-temps, certaines mauvaises langues racontent que le succès lui étant monté à la tête, l’enfant de Wassakara est devenu arrogant. Des jugements qui sont loin d’ébranler le jeune chanteur qui n’a qu’une devise : viser toujours plus haut ! Concernant l’épisode de son refus de jouer lors d’un spectacle auquel il avait été invité à Paris, en Juillet 2009, le rappeur impute la faute à l’organisateur. «Une fois à Paris, il ne s’est plus occupé de nous pendant près de deux semaines. On a tout pris en charge nous-mêmes : logement, restauration, etc. C’est le jour du spectacle qu’il m’appelle pour venir prester. Alors, j’ai refusé», explique-t-il. Mais en réalité, Billy Billy, selon un témoin, avait exigé la somme de 600.000 F CFA. Faute de quoi, il est rentré à Abidjan. Bref, ces temps-ci, c’est un Billy Billy qui s’entraîne à jouer à la guitare. Car, c’est sur ces notes que le rappeur entend «slamer» très bientôt. Sa guitare, il se l’est offerte à près de 980.000 F CFA. Ses temps libres, il les partage entre les potes du quartier et les boîtes de nuit. «En dehors des heures de répétition, je suis avec les jeunes au quartier. Je passe aussi beaucoup de temps dans les boîtes de nuit. C’est aussi là-bas qu’on fait notre métier. On est un peu comme des apkani (chauves-souris). Mais, très bientôt, les gens me verront dans une nouvelle dimension», promet-il.
source: François Yéo sur top visages